La théorie d'Un cours en miracles est extraite du Glossary-Index for A Course in Miracles (Glossaire et Index d'Un cours en miracles® qui est en cours de mise en page). La traduction de ces extraits se base sur la 7e édition révisée de 2014, encore menée à bien sous la direction de Kenneth Wapnick.

 

Métaphysique

Théorie

Un cours en miracles distingue deux mondes : Dieu et l’ego, connaissance et perception, vérité et illusion. À strictement parler, chaque aspect du monde de la perception d’après la séparation reflète l’ego. En outre, le Cours subdivise le monde de la perception en fausseté d’esprit et justesse d’esprit. À l’intérieur de ce cadre, le Cours utilise presque toujours le terme ego pour indiquer la fausseté d’esprit, tandis que la justesse d’esprit est le domaine du Saint-Esprit, Qui enseigne le pardon comme correction de l’ego. Ainsi, on peut parler de trois systèmes de pensée : l’Unité d’esprit, qui appartient à la connaissance, et la fausseté et la justesse d’esprit qui reflètent le monde de la perception. Notre discussion suivra cette vue tripartite de l’esprit.

Le diagramme à la page XX résume la description de l’esprit selon le Cours. Il faudrait l’étudier en lisant les passages suivants du Cours, qui traitent de la relation du pur-esprit à l’esprit, du pur-esprit à l’ego, et des trois niveaux de l’esprit :

T-1.V.5

T-3.IV.2-6

T-4.I.2-3

T-7.IX.1-4

L-I.96.3-5

C-1

Un cours en miracles est donc écrit à deux niveaux qui reflètent deux divisions fondamentales. Le premier niveau présente la différence entre le Seul Esprit et l’esprit séparé, tandis que le deuxième oppose la fausseté et la justesse d’esprit dans l’esprit séparé. À ce premier niveau, par exemple, le monde et le corps sont des illusions faites par l’ego, et ils symbolisent la séparation. Le deuxième niveau se rapporte à ce monde où nous croyons être. Ici, le monde et le corps sont neutres et peuvent servir l’un de deux buts. Pour l’ego de l’esprit faux, ce sont des instruments pour renforcer la séparation ; pour l’esprit juste, ce sont les mécanismes d’apprentissage du Saint-Esprit par lesquels nous apprenons Ses leçons de pardon. À ce niveau, les illusions renvoient aux malperceptions de l’ego ; par exemple, voir une attaque au lieu d’un appel à l’amour, un péché au lieu d’une erreur.


 

 

Ainsi le Cours se concentre sur nos pensées et non sur leurs manifestations extérieures qui sont réellement des projections de ces pensées. Comme il le dit : « Ce cours porte sur la cause et non sur l’effet » (T-21.VII.7:8). Le Cours nous demande de ne pas chercher à changer le monde (l’effet), mais à changer d’esprit (la cause) au sujet du monde (T-21.in.1:7). Lorsqu’on lit dans la leçon 193 : « Je pardonnerai, et ceci disparaîtra » (L-I.193.13:3), cela signifie que notre perception du problème et toute souffrance qui nous vient de cette perception disparaîtront, mais pas nécessairement l’expression physique du problème. Par exemple, si la pluie menace nos projets et amène une contrariété ou une déception, nous ne devrions pas prier d’avoir du soleil, mais plutôt pour de l’aide afin de voir le mauvais temps comme une occasion que nous avons choisie pour apprendre une leçon de pardon que le Saint-Esprit peut nous enseigner. Cela ne veut pas dire que l’ego ne peut pas faire ou affecter le monde physique. Toutefois, étant donné que le monde physique est intrinsèquement illusoire, le résultat de nos pensées, le Cours insiste sur la correction de ces pensées erronées ou malcréantes qui sont toujours la véritable source de tout problème. Cette correction permet alors à l’Amour du Saint-Esprit de diriger notre comportement dans le monde.

 

Unité d’esprit

L’Unité d’esprit du Christ est le monde du Ciel ou de la connaissance : le monde du pur-esprit, de l’amour, de la vérité, de l’éternité, de l’infini et de la réalité d’avant la séparation, où l’unité de la création de Dieu – la somme de toutes Ses Pensées – est inviolée. C’est l’état naturel de communication directe avec Dieu et Sa création qui existait avant que l’esprit du Fils de Dieu ne pense à la séparation. Dans cet état, la parfaite unité de la Trinité est maintenue.

La Trinité est composée de : 1) Dieu, le Père ; 2) Son Fils, le Christ, notre véritable Soi, et 3) le Saint-Esprit ou la Voix pour Dieu. Nos créations, les extensions de notre Soi ou pur-esprit, sont incluses dans la Deuxième Personne de la Trinité. La Deuxième Personne de la Trinité n’est pas exclusivement identifiée à Jésus, qui fait partie du Christ, comme nous le faisons tous.

  

Fausseté d’esprit

L’ego est composé de trois concepts fondamentaux : le péché – la croyance que nous nous sommes séparés de Dieu ; la culpabilité – l’expérience d’avoir péché, d’avoir fait quelque chose de mal, qui émane de notre croyance que nous avons attaqué Dieu en usurpant Son rôle de Cause première, faisant de nous-mêmes notre propre cause première ; et la peur – l’émotion qui suit inévitablement la culpabilité, issue de notre croyance au péché et basée sur la pensée que nous méritons d’être punis par le Dieu de vengeance inventé par l’ego.

Pour assurer sa survie, l’ego s’attire continuellement la culpabilité, car la culpabilité prouve la réalité du péché, et c’est le péché qui a donné naissance à l’ego. Une fois qu’il a établi que la culpabilité est réelle, l’ego nous apprend à ne jamais nous en approcher ni même la regarder, car il dit que nous serions soit détruits par un dieu en ragé et vengeur déterminé à nous punir pour avoir péché contre lui – un dieu que l’ego a fait et qui cadre avec son but –, soit annihilé dans l’oubli de notre propre néant. Cette peur garde la culpabilité et le péché intacts car, à moins de les voir comme des décisions de notre esprit, nous ne pourrons jamais changer notre croyance en eux.

Laissés dans l’anxiété et la terreur causées par la peur de Dieu, notre seul recours est de nous tourner vers l’ego pour obtenir de l’aide, car Dieu est devenu notre ennemi. Le plan de l’ego pour nous sauver de la culpabilité contient deux parties : la première est le déni, par lequel nous repoussons la culpabilité hors de notre conscience, espérant qu’en ne voyant pas le problème il ne sera plus là. Deuxièmement, après avoir nié la culpabilité, nous la projetons hors de nous vers quelqu’un d’autre, espérant être libérés comme par magie de la culpabilité en la plaçant inconsciemment à l’extérieur de nous.

La projection se présente sous deux formes principales : les relations de haine particulières et les relations d’amour particulières. Dans les relations de haine particulières, notre haine de soi ou culpabilité est transférée sur les autres, ce qui les rend responsables de la misère que nous ressentons. Notre colère ou attaque tente de justifier la projection en renforçant la culpabilité des autres pour les péchés que nous avons projetés hors de nous. Les relations d’amour particulières ont le même but de projeter la culpabilité, bien que la forme soit très différente. Notre culpabilité nous enseigne que nous sommes vides, insatisfaits, incomplets et remplis de besoins, autant d’aspects du principe de manque. Croyant que ce manque ne peut jamais être corrigé, nous cherchons les gens qui peuvent nous compléter à l’extérieur de nous. L’amour particulier prend donc cette forme : j’ai certains besoins particuliers que Dieu ne peut pas combler, mais toi, une personne particulière avec des attributs particuliers, tu peux les satisfaire pour moi. Quand tu le fais, je t’aime. Si tu ne le fais pas, mon amour se change en haine.

Le monde de l’ego se trouve alors à être divisé entre les ennemis (haine particulière) et les idoles sauveuses (amour particulier), et la véritable Identité du Christ en autrui est obscurcie. Le jugement, toujours fondé sur le passé au lieu de sur l’acceptation du présent, est le principe directeur de l’ego. Par les relations particulières, l’ego conserve son existence en maintenant la culpabilité, puisque le fait d’utiliser autrui pour combler nos besoins constitue une attaque, et l’attaque sous n’importe quelle forme renforce la culpabilité. Cela déclenche le cycle de culpabilité-attaque, dans lequel plus notre culpabilité est grande, plus le besoin est grand de la protéger en attaquant autrui par les relations particulières, ce qui ne fait qu’ajouter à la culpabilité, augmentant le besoin de la protéger.

La fausseté d’esprit de l’ego est un rêve de séparation, lequel s’exprime le plus clairement dans le monde physique qui fut fait « comme attaque contre Dieu » (L-II.3.2). L’existence du corps est une existence de maladie, de souffrance et de mort, qui témoignent de l’apparente réalité du corps au lieu du pur-esprit qui ne peut jamais souffrir ni mourir. La crucifixion est le symbole de l’ego dans le Cours, représentant la croyance à l’attaque et au sacrifice, où le gain de l’un dépend de la perte d’un autre. Tous les aspects du monde séparé sont des illusions, car ce qui est de Dieu ne peut jamais être séparé de Lui et, par conséquent, ce qui semble être séparé de Dieu ne peut pas être réel. Cela s’exprime dans le Cours par le principe que « les idées ne quittent pas leur source » : nous sommes une Idée (ou Pensée) dans l’Esprit de Dieu qui n’a jamais quitté sa Source.

  

Justesse d’esprit

La Réponse de Dieu à la séparation est le Saint-Esprit, et Son plan pour défaire l’ego s’appelle Expiation. Un cours en miracles emploie de nombreux termes qui traduisent le plan du Saint-Esprit, et ce sont pratiquement tous des synonymes, par exemple miracle, pardon, salut, guérison, monde réel, perception vraie, vision, face du Christ, raison, justice, instant saint, relation sainte, fonction, rêve heureux, second Avènement, Parole de Dieu, Jugement dernier (final), résurrection, rédemption, correction, éveil et défaire.

Ces termes, qui appartiennent au monde séparé de la perception, renvoient au processus (le miracle) qui corrige nos malperceptions et nous fait passer d’entendre la voix du péché, de la culpabilité et de la peur de l’ego à la Voix du pardon du Saint-Esprit. De cette manière, les relations particulières ou non-saintes deviennent saintes. Sans ces relations, il nous serait impossible d’être libérés de la culpabilité que l’ego nous a appris à enterrer par le déni et à conserver par la projection. Le Saint-Esprit retourne la situation aux dépens de l’ego en changeant son but de projection en une occasion de voir cette culpabilité niée en autrui et de la ramener au-dedans, ce qui nous permet finalement de changer d’esprit à son sujet.

Alors que la pratique du pardon, ou le défaire de la culpabilité, est habituellement ressentie comme étant complexe et de longue durée, elle peut être considérée essentiellement comme un processus en trois étapes (voir, par exemple, T-5.VII.6, L-I.23.5, L-I.70.1-4, L-I.196.7-11). La première étape inverse la projection lorsque nous nous rendons compte que la culpabilité n’est pas en autrui, mais en nous-mêmes. Deuxièmement, une fois que la culpabilité a été portée à notre attention et que nous reconnaissons que sa source est en nous, nous défaisons cette décision en choisissant de nous voir comme les innocents Fils non coupables de Dieu au lieu des fils coupables de l’ego. C’est nous qui sommes responsables de ces deux étapes ; la dernière est la responsabilité du Saint-Esprit, Qui est en mesure de nous prendre notre culpabilité au moment auquel nous la Lui donnons, la regardant avec Son Amour à nos côtés, et donc sans jugement ni culpabilité. Ce regard sans jugement, en riant doucement, est ce que signifie le pardon. En utilisant le livre d’exercices comme guide, nous sommes entraînés petit à petit à entendre la Voix du Saint-Esprit, et nous apprenons que toutes choses sont des occasions d’apprendre le pardon (L-I.193).

Les références données sous les expressions périodes de perturbation et porter les ténèbres (les illusions) à la lumière (la vérité) illustrent cet aspect du processus du pardon, comme le fait également la leçon 284. Elles démontrent la difficulté qui surgit presque inévitablement quand on commence à prendre les leçons du Saint-Esprit au sérieux et permet à la culpabilité niée et profondément enfouie de faire surface à sa conscience.

Quand notre culpabilité est enfin défaite, la justesse d’esprit ayant corrigé la fausseté d’esprit, le pont vers le monde réel est complété. Le souvenir de Dieu se fait jour dans nos esprits, toutes les interférences à ce souvenir ayant été enlevées, et nous voyons la face du Christ en chacun. Ce monde d’illusion et de séparation prend fin alors que Dieu fait le dernier pas, se penchant vers nous en nous élevant jusqu’à Lui (T-11.VIII.15:5). Ramenés à l’Unité d’Esprit du Christ, « nous sommes chez nous, où [Dieu] veut que nous soyons » (T-31.VIII.12:8).

 

 

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METAPHYSIQUE - Le diagramme de la théorie d'Un cours en miracles

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